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Noël en famille, la fête, les lumières, le bonheur ...

On traine à la maison, on regarde la télé et on se souvient... il y a 10 ans, le 26 décembre, un tsunami ... Des reportages il y en a eu plein, mais cette année, j'ai peur.

Peur du drame, peur de l'eau, peur de tout. J'ai peur, parce que cette année, je suis responsable, d'un tout petit être, qui a fait de moi une grande personne, mais une personne beaucoup plus vulnérable !

Plus forte aussi, mais plus inquiète. 

Le monde se détraque, les gens aussi... Certains foncent en voiture dans des rues pleines de gens. Et à chaque promenade en poussette, j'y pense. Comment faire, avec mon tout petit bien arnaché dans sa poussette.

J'imagine des vacances, j'imagine des situations, et je me demande comment faire pour le protéger. Pour l'épargner.

Je crois que ma plus grande qualité est l'empathie. J'essaie toujours de me mettre à la place des autres, de comprendre.

Là ce soir, devant tous ces reportages sur le tsunami, voir ces gens qui pleurent un proche, un enfant... les larmes envahissent mes yeux, et je ne peux m'empêcher de penser à mon tout petit, qui dors tranquillement dans son lit .

On me l'a souvent dit, ma grand mère, ma mère... mais c‘est d‘avoir un enfant qui m'a fait comprendre ces mots : "Quand on a des enfants, on ne cesse jamais de s'inquiéter pour eux, même quand ils sont grands..."